05 – storm roll

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Noms :

 storm roll

 siukkut pallortillugu masikkut

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Description : le storm roll est le mouvement fondamental en ce qui concerne les esquimautages de l’avant vers l’avant ; ne pas oublier

que c’est un sweep roll, c’est à dire un esquimautage de balayage, et non en appui.

pour un mouvement à droite :

  • se pencher au maximum sur le pont avant du kayak (le visage peut toucher la jupe) ; chavirer vers la gauche en restant plié en deux ; la main gauche va  plaquer la pagaie sur la quille du kayak : ne pas hésiter à placer la pagaie le plus loin possible sur la quille, sous les fesses  (éventuellement, anticiper en aller chercher le plus loin possible avant de chavirer)

ce placement est primordial, il permettra à la pagaie de rester à la surface de l’eau lors du mouvement ; il faut avoir les mains hors de l’eau : plus la main gauche est sur la quille, plus la pagaie est hors de l’eau et la pale horizontale, favorisant le balayage.

  • le roll proprement dit est la résultante de deux facteurs :

    ♦   la main gauche, en continuant à  plaquer fortement la pagaie  sur la quille puis le flanc du kayak, pousse la pagaie énergiquement vers l’avant (il faut du dynamisme, penser  à l’image de donner un coup de poing avec la main gauche), la main droite n’exerce aucun effort, elle doit juste guider le mouvement de balayage de la pale droite.


    ♦ de manière  » simultanée », au niveau des jambes : on tire fortement avec la jambe droite (la jambe dans l’eau) pour faire tourner le kayak : la jambe gauche doit être « inerte », afin de na pas contrarier le mouvement impulsé par la jambe droite ; c’est cette dissymétrie qui est cruciale pour la rotation du kayak ; ne pas hésiter à lacher le cale pied gauche avant le mouvement pour bien neutraliser la jambe gauche.


bien entendu, une des difficultés est d’initier le mouvement de jambe le plus tôt possible, dès que le kayak commence un peu à tourner, la position de départ étant un peu difficile…

  •  la tête doit suivre la pagaie (comme si on essayait de suivre le point situé entre les deux mains) en restant le plus près possible du pont, on reste plié en deux et  on regarde vers le fond ; dans l’idéal, la tête  traverse le pont du kayak pour accompagner le mouvement de balayage, puis revient sur le pont avec la pagaie . Ce positionnement doit vous permettre de tourner les  épaules pour les mettre parallèles à la surface de l’eau, les yeux regardant vers le fond (on retrouve les fondamentaux inversés du greenland sweep roll : les épaules balayent la surface de l’eau, les yeux tournés vers le ciel)

  • en résumé , les points clefs : lancer énergiquement la main gauche vers l’avant, faire tourner le kayak en tirant sur la jambe droite, rester plié en deux, la tête accompagnant la pagaie, le regard tourné vers le fond et les épaules parallèles à la surface.
  • si besoin, « allonger » la pagaie en décalant les mains vers la gauche, mettre le pouce gauche sur le manche pour favoriser le contact pagaie-kayak.
  • surtout, n’appuyer qu’avec la main gauche, sinon la pagaie plonge à droite.

 

  • ce roll est sans doute le plus difficile des trois rolls fondamentaux, comme sa durée est très brève s’il est réussi (ou raté !), il est difficile d’analyser ce qui a échoué… comme d’habitude, il faut se concentrer sur la qualité du mouvement sans vouloir sortir à tout prix, on est parfois surpris de réussir en s’étant simplement concentrés sur les points clefs !

 

Démonstrations :