Ce stage se déroulait dans le Golfe de Morbihan le week-end du 6-7 juin 2026 avec un coefficient de marée entre 50 et 54 avec la marée haute autour de 11h. Départ de la pointe de Berchis avec trois stagiaires dont leurs retours se retrouvent en bas.

Lionel Le Fourn :
Avec Jean-Pierre et Michel, j’étais au départ un peu intimidé par l’idée de travailler les rolls dans des conditions dynamiques : courant, contre-courant et même vent soutenu le samedi. Mais, au fil des exercices et grâce à l’accompagnement bienveillant de nos deux coachs, la confiance s’est installée.
Nous avons pu enchaîner des dizaines de rolls d’un côté puis de l’autre, en utilisant les effets du courant et/ou en les combattant.. En pratiquant le esquimautages dans des conditions variées, ils se démystifient, deviennent plus naturels et s’intègrent réellement à la navigation.
Le stage a également été l’occasion de travailler les gîtes pour les reprises de courant, les bacs, les passages de pointes, ainsi que les appuis dynamiques.
Je retiens surtout une belle progression, un vrai gain de confiance en soi, beaucoup d’enthousiasme et une ambiance particulièrement conviviale.
Un grand merci à Susan et Lionel C. pour la qualité de leur enseignement très pragmatique et leur bonne humeur. Au top !
Michel Lebarh :
Un superbe week-end de formation très complet : Susan et Lionel sont une mine d’informations pour progresser grâce à leurs compétences à la fois très pointues et très larges. Ils se complètent d’ailleurs tous les deux très bien et prodiguent des conseils et des détails techniques très précieux… L’esquimautage dans les courants et le vent permet effectivement de viser l’efficacité et de faire preuve de pragmatisme : j’ai pour ma part appris à mes dépends qu’il fallait absolument maîtriser les rolls à droite et à gauche dans certaines situations.
Un grand merci à Susan et Lionel pour leur bienveillance, à Jean-Pierre et Lionel LF aussi pour ce week-end très sympathique !
Jean-Pierre Rodde :
Initialement je pensais que nous allions passer deux jours à roller dans les coins les plus mouvementés du Golfe. Au cours de la semaine précédent le stage, il s’est avéré que la météo allait être mouvementée le samedi mais avec une amélioration prévue le dimanche. Je pensais que le stage serait annulé mais François et Susan ont pris la décision de maintenir le rendez-vous.
Pour notre part , nous avons donc conclu qu’il ne fallait rien manquer, qu’il fallait être présents au RDV : si les coachs estiment qu’il faut maintenir le rendez-vous, c’est qu’ils ont l’intention de nous faire naviguer dans les conditions musclées annoncées ; alors nous leur faisons confiance ; assurément le week-end devrait être instructif et nous obliger à nous dépasser ; on va naviguer en sécurité dans des conditions qu’habituellement nous évitons. Il va s’avérer que c’est le bon plan ; ceux qui se sont désistés sont passés à coté d’un enseignement hyper riche.
Samedi matin : le vent est au rendez-vous ; force 6 , 7 dans les rafales. Nous devions roller dans les courants , mais dès que nous sommes sur l’eau, nous devons d’abord apprendre à manœuvrer un kayak volage, jouet des rafales. Pour la mise en condition du samedi matin, Susan et Lionel nous proposent le site de Berder pour surfer la vague statique ; apprendre la technique de base des reprises de courants de part et d’autre de la digue et faire nos premiers backs ; à Berder aujourd’hui , les conditions sont idéales (petits coef et bon abri du vent d’ouest dominant ce jour) pour découvrir calmement les techniques que nous auront à mettre en œuvre pendant la suite du stage.Susan et Lionel nous expliquent, nous montrent, nous font « faire et refaire » jusqu’à ce que nous ayons compris.
Première leçon : dans le courant il faut montrer nos fesses au courant. Deuxième apprentissage : repérer les zones de scission entre courants et contre-courants ; savoir lire le plan d’eau.
Après le repas de midi dans une petite crique abritée du vent, nous rentrons dans le dur. Mise en application des points abordés le matin ; le site : le passage entre Berder et la Jument exposé au vent. Les conditions : mi-marée pour les courants et force 6 pour le vent. Au programme : apprendre à « backer » entre Berder et la Jument dans une zone de courants « vigoureux « . Esquimautages dans les zones de courants , puis dans les zones d’interférence entre courants et contre-courants. Nous avons le choix du roll que nous souhaitons utiliser. Pour Lionel et Michel ce sera une succession de « reverses » » et « storms » . Bravo pour leur savoir-faire. Perso, plus modestement ce seront des rolls standards.
Susan et Lionel nous expliquent comment choisir entre rolls à droite ou roll à gauche en fonction du sens du courant. C’est ainsi que certains d’entre nous comprendront, après quelques échecs, qu’il est judicieux de savoir couramment roller des deux cotés pour naviguer en sécurité dans les courants. Je repense, dubitatif, à certains coachs qui clament haut et fort qu’il est inutile de consacrer du temps à apprendre l’esquimautage sur » son bord obscur » et à d’autres qui expliquent que « droite » ou « gauche », ça importe peu.
Un grand merci à Susan et Lionel pour avoir ainsi apporté enfin une réponse claire et cohérente à cette question que je posais depuis longtemps sans obtenir de réponse convaincante.
Le samedi soir, tout le groupe est réuni pour le repas du soir : on débriefe la journée, on discute à bâtons rompus de notre passion pour les rolls, pour la pagaie groenlandaise, le kayak . Ce sera pour nos coachs l’occasion d’affiner le programme du dimanche en fonction de nos attentes et des objectifs initiaux.
Dimanche : le vent a baissé d’un cran ; conditions tout à fait navigables avec toujours des petits coeff de marée. Sujet 1 : apprendre à passer les pointes car hier nous avons noté de graves lacunes sur ce sujet. Et pour ceci , phase 1 apprendre ou revoir des techniques de pagaies ; ce sera le principal sujet du matin. Susan et Lionel nous font reprendre les fondamentaux puis aborder les variantes (souvent insoupçonnées pour moi ). Puis travail sur la gite et l’assiette du kayak pour l’amener à passer exactement à l’endroit prévu. Technique de pagaie, gite et assiette, le savant dosage qui nous permettra de franchir « proprement » les pointes après de nombreux essais infructueux . Mais chaque erreur est repérée immédiatement par nos coachs qui corrigent, expliquent et re-expliquent encore avec une patience et un calme exemplaires. Puis nous finirons la journée à nouveau par des rolls dans des zones à marmites et tourbillons , dans des zones tumultueuses.
Conclusion : nous n’avons pas fait que roller ; nous avons plus largement appris à naviguer dans les courants.
Nos coachs ont fait preuve de pédagogie, de patience, de rigueur. Ils ont su nous faire progresser tout au long de ces deux jours, nous mettre en confiance. Personnellement j’ai appris des techniques que jamais personne ne m’avait enseignées auparavant, malgré plusieurs stages sur le sujet.
Que de progrès réalisés en deux jours !
Les timides devraient faire confiance à Susan et Lionel pour faire tomber leur appréhensions.
Tous les membres d’Oratarnek devraient suivre cet enseignement qui leur est proposé. Roller est passionnant mais savoir utiliser nos rolls dans la réalité de nos navigation est l’évolution logique. Un grand merci à Susan et Lionel ! Un grand merci à l’équipe Oratarnek (François et Lionel ) pour l’organisation de ce stage ! et un grand merci aux participants à ce week-end ; quel plaisir de se retrouver ainsi ; belle réussite.
A très bientôt – rendez-vous au prochain stage « roller en conditions réelles » .